Communiqué de presse : 

5 juin 2026 – pour diffusion immédiate

Milija Belic. Dialectique de l’imaginaire

Milija Belic. Dialectique de l’imaginaire

Les éditions Lelivredart publient la première monographie consacrée à Milija Belic, peintre, sculpteur et théoricien de l’art. Couvrant cinquante ans de création, l’ouvrage retrace un parcours singulier au croisement de l’art construit, de l’art cinétique et d’une réflexion continue sur la nature du réel et de la perception.

Notre monde est-il exactement comme nous le voyons, ou comme nous pensons le voir ? Milija Belic pose cette question depuis un demi-siècle, non en philosophe qui argumente mais en peintre qui construit des pièges pour l’œil. Ses compositions géométriques proposent deux lectures simultanées : un volume qui s’avance devient un creux, une perspective logique se révèle impossible, une symétrie parfaite glisse imperceptiblement. Ce trouble discret, toujours maîtrisé, est le cœur de son travail.

Entre ordre et désordre : une alternance comme méthode

Le parcours de Milija Belic n’est pas uniforme. Des périodes de géométrie stricte, presque silencieuse, alternent avec des phases d’éclatement baroque, où les plans semblent vouloir déborder la toile. Puis le calme revient. Ce mouvement de balancier, que Bernard Fauchille, directeur honoraire des musées de Montbéliard, qualifie d’alternance entre l’apollinien et le dionysiaque, structure l’ensemble de la démarche. Il ne s’agit jamais de synthèse, toujours de tension maintenue : « Ce qui est contraire est utile et c’est de ce qui est en lutte que naît la plus belle harmonie », note Fauchille en citant Héraclite pour éclairer cette dialectique.

La série Déconstruction : une invention formelle

Les travaux les plus récents, réunis sous le titre Déconstruction, en offrent la démonstration la plus concentrée. Le motif est simple : un carré, coupé par une diagonale à 45°, dont les deux moitiés sont légèrement décalées l’une par rapport à l’autre. Rien ne coïncide plus tout à fait. L’œil cherche à corriger, à recaler les deux parties. Il ne le peut pas. Ce glissement infime, décliné en peintures, triptyques et œuvres numériques de 2014 à 2025, incarne physiquement la dialectique au cœur de toute l’œuvre : ni rupture totale, ni symétrie intacte, force centrifuge et centripète à la fois.

Un artiste qui pense ce qu’il peint

Milija Belic est aussi théoricien. Docteur en esthétique de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il a soutenu en 1994 une thèse intitulée Le Rythme plastique : prolégomènes à un méta-art, saluée par le jury pour sa rigueur et son originalité. Il a publié ensuite Apologie du rythme (L’Harmattan, Paris, 2002). Ses tableaux se nourrissent explicitement des théories de la relativité, des figures acoustiques de Chladni, de la cosmologie pythagoricienne. Cette articulation entre la main et la pensée explique pourquoi ses œuvres ne s’épuisent pas au premier regard.

Un positionnement singulier dans l’abstraction européenne

Né en 1954 à Rudovci, près de Belgrade, en ex-Yougoslavie, Milija Belic est installé en France depuis les années 1980. Son travail dialogue avec Vasarely, Albers ou Escher, sans en être le prolongement direct. Fauchille le souligne : ce ne sont pas des influences, plutôt des « rencontres à propos d’une question de perspective, de lumière, d’accord chromatique ». Belic occupe dans l’abstraction géométrique européenne une position de passeur discret, nourri des courants sans appartenir à aucun.

Biographie

Milija Belic est né en 1954 à Rudovci (ex-Yougoslavie). Il est diplômé de la faculté des arts plastiques de Belgrade (1978) et docteur en art et sciences de l’art de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne (1994). Membre de l’AICA depuis 1999 et fondateur de l’association Carrément Art Construit à Paris (2014), il participe régulièrement au Salon Réalités Nouvelles. Ses œuvres figurent dans les collections du Musée d’art contemporain de Belgrade, de la Bibliothèque nationale de Paris, du Musée Satoru Sato (Japon) et du Bowdoin College Museum of Art (États-Unis). En 2026, la galerie Abstract Project (Paris) lui consacre une exposition rétrospective.

24 x 30 cm
304 pages en couleur
Couverture reliée
ISBN 978-2-35532-474-1
55 €

En librairies le 11 juin 2026

A propos des éditions Lelivredart

Fondée en 2005, Lelivredart est une maison d’édition dédiée à la valorisation de l’art contemporain. Collaborant étroitement avec les galeries, les artistes et les musées, elle a publié à ce jour plus de 700 ouvrages, incluant des monographies, des catalogues d’exposition et des catalogues raisonnés.

Lelivredart se distingue par son engagement à contribuer au rayonnement de l’œuvre des artistes, offrant des publications de haute qualité qui mettent en lumière la diversité et la richesse de la création contemporaine.

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